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LA PESTE INSIDIEUSE ET DISSOLVANTE DU XXIe SIÈCLE

LA PESTE INSIDIEUSE ET DISSOLVANTE DU XXIe SIÈCLE

« Le fanatisme est aveugle, il rend sourd et aveugle. Le fanatique ne se pose pas de questions, il ne connaît pas le doute : il sait, il pense qu'il sait ! »

ELIE WIESEL

LA PESTE INSIDIEUSE ET DISSOLVANTE DU XXIe SIÈCLE
LA PESTE INSIDIEUSE ET DISSOLVANTE DU XXIe SIÈCLE
LA PESTE INSIDIEUSE ET DISSOLVANTE DU XXIe SIÈCLE

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En paraphrasant ALBERT CAMUS !

Si la Peste est un fléau, le « fanatisme religieux en est une autre ! Et pour dire ce qu’on apprend au milieu des fanatismes pestilentiels c'est qu'il existe, malgré tout, dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser ! Paradoxe !

Pour l'instant, en cette première décennie du XXIe siècle, nous voulons faire comme tous ceux qui avaient, jusqu'ici, l'air de croire à une ou l'autre religion, autour de nous, et que finalement le fanatisme peut revenir et repartir sans que le cœur des hommes en soit changé !

Les fanatiques croient dur comme fer que la seule façon de mettre les gens ensemble c'est encore de les radicaliser en les convertissant à la ferveur barbare du sectarisme. Mais ils n'y arriveront pas !

Les fléaux, comme la peste ou le fanatisme religieux, sont une chose commune, mais on croit difficilement aux fléaux lorsqu'ils nous tombent sur la tête ! Si c'était un tremblement de terre, une bonne secousse sismique, une fois qu'on a compté ses morts et ses vivants, le tour est joué et on n'en parle plus ! Mais cette cochonnerie de radicalisme fiévreux ! Même ceux qui ne l'ont pas encore risquent à un certain moment de la voir germer dans le cœur.

Il est seulement évident qu'il y a sur cette terre des fléaux, des victimes et qu'il faut, autant qu'il est possible, refuser d'être avec le fléau. Que ce monde de bouillonnements pseudo-spirituels propre au XXIe siècle risque de devenir un univers mort et qu'il vienne toujours une heure où on se lasse des doctrines, des djihads, des cohortes de barbares, l'homme finit inexorablement par réclamer, au sein de notre civilisation décadente mais si féconde culturellement, le visage d'un être tolérant et le cœur émerveillé de la tendresse !

Il faut comprendre que tout le malheur des hommes vient de ce qu'ils ne tiennent pas un langage clair au milieu de tous ces batailleurs irréductibles et violents, de doctrinaires acrimonieux constitués d'idolâtres incultes qui se sont bien entendu pour ne pas s'entendre depuis la nuit des temps ! Ils font la guerre par habitude, pleurent leurs enfants morts et accusent les « Infidèles occidentaux » de tous leurs malheurs, invoquant leur « Dieu Tout-Puissant !» leur « Gott mit uns ! » ou leur « Allah Akbar » dans l'espoir souverain d'une vengeance sanguinaire !

Quand une guerre éclate, ces gens disent : « Ça ne durera pas, c'est trop bête ! » Et sans doute une guerre est certainement trop bête, mais cela ne les empêche pas de la faire durer ! La bêtise insiste toujours, alors, dans une anesthésie profonde, ils se décapitent, se lapident, se crucifient entre- eux par tradition ! Ils s'en apercevraient s'ils étaient moins pugnaces et moins belliqueux !

Des images atroces font partie de leur quotidien depuis la nuit des temps ! On voit encore en cette contemporanéité que des spécimens anthropomorphes barbares triomphants traîner derrière eux des flopées de corps torturés, démembrés, humiliés et jetés avec délectation dans des fosses communes !

Ces corps n'ont pas fini de basculer que des pelletées de chaux s'écrasent sur leurs visages et la terre les recouvre hâtivement de façon anonyme.

Ce fléau du fanatisme, prétendu religieux, n'est pas à la mesure de l'Homme, on se dit que ce fléau paraît irréel sur nos écrans de télévision. C'est sans doute un mauvais rêve qui va passer !

Les foyers d'infection de cette radicalisation sont en extensions croissantes. À l'allure à laquelle ce joug terroriste se répand, s'il n'est pas stoppé, il risque d'anéantir un monde de vie, de pensée, de création avant l'an 50 du siècle présent !

Chez les uns, cette peste subversive, quant à l'avenir du futur, enracine un scepticisme profond dont ils ne savent pas très bien comment se débarrasser ! Mais peut-être avez-vous l'air de vivre sur cette idée, quelque peu angoissante, qu'un homme en proie à ce mal indicible, ou à une frayeur ingérable, est dispensé du même coup de toutes les autres pestes ou tourments de la planète ?

Cette calamité qui gangrène le monde vient presque toujours de l'ignorance, de la confusion entre les traditions incultes ancestrales et les écritures saintes. Les fanatiques qui se croient justiciers, agissant comme la main droite vengeresse d'un prophète ou d'un messie, agités d'une volonté qu'ils considèrent justifiée, font autant de dégâts que la méchanceté si celle-ci n'est pas éclairée.

Quant aux migrants jetés hors de leur terre natale par l'horreur qu'ils encourent à demeurer entre les mains de ces engeances carnassières, ils deviennent des exilés appontant sur des territoires inconnus, souvent inhospitaliers et doivent vivre avec une mémoire qui ne sert de plus en plus à rien !

Albert Camus avait bien raison d'écrire que tout le monde croyait que la peste avait disparu de l'Occident ! Mais en fait, le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais et il peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge, où il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse !

LA PESTE INSIDIEUSE ET DISSOLVANTE DU XXIe SIÈCLE
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À propos

Jean-Luc FLINES

Je suis auteur et illustrateur de mes textes d'écriture. Je m'adresse à mes contemporains pour leur faire partager des effets atmosphériques, des émotions, des vibrations, des éléments: eau, air, terre, des regards fixés, des histoires au bout d'un pinceau ou d'un clavier d'écriture.
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